La Plonge
Un espace banal et pourtant chargé : la plonge, dans les coulisses de la restauration. Un lieu de fatigue, de gestes automatiques, de solitude physique et sonore — matrice d'une écriture hybride entre texte, jonglage et musique.
La rencontre entre Hakim Bah et Léo Rousselet naît d'un désir de déplacement : traverser les disciplines plutôt que les additionner. Sur le plateau, la plonge devient un agrès, un générateur de fiction, un espace d'instabilité où le récit d'Hakim Bah rencontre la jonglerie sonore de Léo Rousselet — l'eau, le jonglage, le son et la narration s'y répondent et se contaminent.
Le point de départ : deux personnes en service à la plonge, qui s'ignorent, s'observent, se supportent — jusqu'à ce que le réel déborde. Des motifs de contes et de mythes (la chaussure oubliée, la répétition éternelle, l'exil, la chute) s'ancrent dans une situation contemporaine, entre l'intime et le politique.